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Introduction 

J’hésite souvent à publier sur l’ADBB parce que j’ai l’impression que l’outil est connu et que peut-être il n’y a pas grand-chose de nouveau à dire. Pourtant, c’est une erreur, je crois. L’ADBB se propage principalement depuis vingt ans par le bouche-à-oreille, par son efficacité scientifique, mais finalement peu de personnes la connaissent vraiment, ou en tout cas sont réellement informées de la puissance de l’outil. Alors dans cet article, je vous propose un point scientifique sur la notion de retrait social prolongé du nourrisson et sur les échelles ADBB / M-ADBB, leur puissance clinique, leur utilité pour les interventions précoces.

Le concept de retrait social prolongé du nourrisson

L’intérêt clinique pour le retrait social du jeune enfant prend racine au milieu du XXᵉ siècle avec les travaux de René Spitz sur la dépression anaclitique et l’hospitalisme dans les pouponnières américaines (Spitz, 1945). Spitz observe que des nourrissons séparés de leurs figures d’attachement primaires présentent un effondrement progressif de la communication : perte du sourire social, diminution des vocalisations, inertie motrice, désinvestissement relationnel. Ce retrait prolongé, s’il persiste au-delà de quelques mois, s’accompagne d’un déclin du développement cognitif, somatique et émotionnel, pouvant mener à la mort. Quelques années plus tard, les travaux de John Bowlby sur la privation maternelle (1951) déplacent l’attention du simple environnement institutionnel vers la dynamique relationnelle et la fonction adaptative des réactions du bébé : le retrait social apparaît alors comme une stratégie de protection face à l’impossibilité d’obtenir une réponse ajustée.

Dans les années 1990, Antoine Guedeney reformule cette notion et définit le retrait social prolongé du bébé comme un position économique d’attente du bébé confronté à l’adversité. IL  opérationnalise l’évaluation de ce comportement défensifs précoce en développant l’ Alarm Distress Baby Scale (L’échelle ADBB), un guide d’observation permettant détecter et évaluer le retrait relationnel soutenudu bébé  entre 2 et 24 mois. Cette formalisation représente un tournant dans les pratiques cliniques en périnatalité car elle permet au professionnels de passer d’un intuition clinique que quelque choses ne va pas avec ce bébé mais difficilement communicable à un signal  d’alarme mesurable, précoce, sensible à la qualité des interactions et prédictif de risques développementaux.

Ce que montre la recherche sur le retrait social prolongé du nourrisson

Ce qui est très important de comprendre, c’est que le comportement de retrait social prolongé du nourrisson n’est pas un nouveau diagnostic de psychopathologie précoce. Il s’agit d’un signe clinique transdiagnostique, non spécifique à une seule pathologie. Cependant, il constitue un symptôme commun à un large éventail de conditions affectant le bien-être du nourrisson. Son identification précoce permet donc une intervention à un moment où rien n’est encore figé, avant qu’un trouble du développement ou qu’une psychopathologie ne s’installe, ou encore en soutien précoce pour les bébés confrontés à des défis de santé dès la naissance (prématurité, handicap, hospitalisations prolongées, etc.).

Le retrait social du nourrisson s’inscrit toujours dans un écosystème complexe de facteurs biologiques, relationnels et environnementaux. Grâce à des outils d’évaluation validés, les études cliniques ont mis en évidence des corrélations robustes entre ce comportement et des facteurs spécifiques liés à l’enfant, aux parents et au contexte de vie.

 Facteurs liés à l’enfant

  • Des associations significatives ont été identifiées avec la prématurité et le faible poids de naissance : les nourrissons nés prématurément présentent des niveaux de retrait social plus élevés que ceux nés à terme.
  • Les retards de développement, qu’ils soient cognitifs, moteurs ou langagiers, sont également fortement corrélés à des scores de retrait plus élevés.
  • Le genre masculin a été identifié comme facteur associé dans certaines études, bien que ce résultat ne soit pas constant.
  • La gémellité et le placement ont également été associés à des scores de retrait social précoce plus élevés.
  • La douleur chronique ou intense et durable.
  • Le syndrome de stress post-traumatique chez le très jeune enfant.
  • Les carences nutritionnelles, comme dans le tableau clinique du Kwashiorkor (carence sévère en protéines).
  • Le risque de troubles envahissants du développement, pour lesquels le retrait est un symptôme central.

Facteurs parentaux et dyadiques

  • La santé mentale parentale est un facteur prépondérant : dépression postnatale maternelle (souvent mesurée par l’EPDS), anxiété, troubles de la personnalité (notamment borderline) et exposition à des événements stressants sont associés à un risque accru de retrait chez l’enfant.
  • L’étude de Matthey et al. (2005) a mis en évidence une nuance importante : l’humeur cumulative de la mère depuis la naissance est plus corrélée au retrait du nourrisson que son humeur au moment de l’évaluation, suggérant l’effet cumulatif de l’environnement affectif.
  • L’état d’esprit maternel concernant l’attachement joue un rôle protecteur : une étude concernant des enfants adoptés montre qu’un état d’esprit sécurisé de la mère adoptive est associé à une diminution plus importante du retrait au fil du temps, comparativement aux états d’esprit insécurisés.
  • Le risque psychosocial, l’isolement social, et les situations de monoparentalité constituent également des facteurs aggravants.

Facteurs contextuels et environnementaux

  • L’institutionnalisation et le placement en famille d’accueil sont des contextes à haut risque où le retrait social est particulièrement fréquent.
  • Les environnements marqués par la violence domestique, la négligence ou les abus sont fortement liés à des scores de retrait élevés.

L’ADBB et la M-ADBB : un même outil, deux usages

L’ADBB / M-ADBB est un outil central, validé internationalement et reconnu pour sa capacité à évaluer la réaction de retrait relationnel prolongé chez les nourrissons. Son importance stratégique réside dans sa flexibilité d’utilisation, s’adaptant aussi bien aux contextes de soins primaires qu’aux projets de recherche spécialisée, et permettant de systématiser l’observation du comportement relationnel du jeune enfant.

Un autre atout majeur de cet outil est qu’il permet de suivre l’évolution du comportement relationnel du bébé au fil de l’intervention, et de renforcer la cohérence clinique entre professionnels, quels que soient leur formation initiale et leur niveau d’expérience, en augmentant le consensus inter-observateurs.

Description et Structure des Échelles

L’échelle ADBB a été conçue pour une évaluation détaillée, tandis que sa version modifiée, la M-ADBB, a été développée pour un dépistage plus rapide et simplifié, notamment en soins primaires. Le tableau suivant compare leurs principales caractéristiques.

Caractéristiques Alarm Distress BaBy Scale (ADBB) Modified ADBB (M-ADBB)
Objectif principal Évaluer la réaction de retrait social prolongé. Dépister le retrait social de manière simplifiée en soins primaires.
Population cible (âge) Nourrissons de 2 à 24 mois. Nourrissons de 2 à 24 mois.
Structure des items 8 items : Expression faciale, Contact visuel, Niveau d’activité générale, Gestes d’autostimulation, Vocalisations, Vivacité de la réponse, Relation avec l’observateur, Attractivité. 5 items : Facial Expression (Expression faciale), Eye Contact (Contact visuel), Vocalisations (Vocalisations), Activity (Activité), Relationship to the Examiner (Relation avec l’examinateur).
Système de cotation Échelle de 0 (normal) à 4 (sévère) pour chaque item. Score total de 0 à 32. Cotation qualitative : “Satisfaisant”, “Problème possible” ou “Problème certain”, convertie en un score de 0, 1 ou 2. Score total de 0 à 10.
Seuil clinique Un score total supérieur ou égal à 5 est considéré comme un signe de retrait. Un score total supérieur ou égal à 2 est en faveur d’un retrait.

Propriétés Psychométriques et Validation

La robustesse de l’échelle ADBB repose sur de nombreuses études de validation qui ont confirmé ses qualités psychométriques.

  • Fiabilité inter-juges : Plusieurs études menées en France, au Brésil et en Australie ont montré une bonne à excellente fiabilité inter-juges. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou Kappa se sont révélés élevés (ex: CCI de 0,82 à 0,95, Kappa de 0,60 à 0,66), à condition que les évaluateurs aient reçu une formation adéquate.
  • Validité de critère et de construit : La validité de l’échelle a été confirmée par sa corrélation avec d’autres mesures reconnues. Les scores ADBB sont négativement et significativement corrélés aux échelles de développement de Bayley (BSID), indiquant qu’un retrait plus élevé est associé à un développement plus pauvre. L’échelle montre également une bonne validité de convergence avec les listes de symptômes de dépression infantile de Spitz. Des études finlandaises l’ont corrélée à la Global Rating Scale for mother-infant interaction (GRS), montrant que l’ADBB détecte 80% des nourrissons ayant de faibles compétences interactives sur la GRS. Les analyses factorielles ont identifié des structures à 2, 3 ou 4 facteurs selon les études, généralement distinguant des dimensions interpersonnelles et non interpersonnelles. La cohérence interne, mesurée par l’alpha de Cronbach, est satisfaisante (de 0,58 à 0,83).
  • Validation transculturelle : L’ADBB a été validée dans de nombreux pays, dont la France, la Finlande, le Portugal, le Brésil, l’Argentine, l’Australie, Israël et l’Italie,l’angleterre, la Norvège, la chine, le Népal, le Maroc, le Danemark… ce qui souligne sa capacité à détecter et évaluer un comportement défensifs du bébé universelle.

Les apports des Ecehlles ADBB et M-ADBB rapporté par le recherche en clinique :

  • Systématisation de l’observation : L’échelle fournit un cadre structuré qui aide les cliniciens à aller au-delà de l’impression clinique subjective pour obtenir une évaluation reproductible et comparable.
  • Aide à la verbalisation : L’outil permet de concrétiser une “vague inquiétude” en observations objectives et de communiquer plus clairement avec les parents et les autres professionnels sur les compétences relationnelles de l’enfant.
  • Facilitation du dépistage précoce : Elle joue un rôle clé dans l’identification précoce des nourrissons à risque, permettant de passer d’une approche d’attente (“wait and see”) à une intervention rapide et préventive.
  • Utilité pour la formation : L’échelle est un excellent outil pédagogique pour sensibiliser les internes, les infirmières et autres professionnels de santé au développement relationnel du nourrisson.
  • Creation d’un alliance de travail avec leur parent en soutenant leur compréhention des signaux de l’enfant et la capacité à avoir un plasir partagé avec leurbébé

Conclusion : Pourquoi l’ADBB et la M-ADBB changent réellement la pratique clinique

L’ADBB et sa version modifiée, la M-ADBB, constituent aujourd’hui des instruments essentiels pour transformer la surveillance informelle du développement du nourrisson en un dépistage systématique, précoce et objectivable du retrait social relationnel. Elles permettent de nommerquantifier et partager une inquiétude clinique souvent diffuse, donnant aux professionnels un langage commun et un cadre rigoureux pour intervenir avant que les difficultés ne s’installent et ne deviennent visibles aux yeux de tous. En cela, elles représentent un levier majeur d’action préventive en santé mentale périnatale.

  • Dépister tôt, plutôt que constater tard.
    Intégrer l’ADBB ou la M-ADBB dans les consultations de routine (pédiatrie, PMI, médecine générale, suivi des enfants vulnérables) permet de sortir du réflexe d’attente « on verra comment il évolue ». Ces outils offrent une mesure simple, reproductible et immédiatement utilisable pour identifier les nourrissons en retrait relationnel et proposer un soutien ajusté sans délai.
  • Une pratique exigeante sous condition de formation.
    La fiabilité de la cotation repose sur une formation spécifique et sur l’entretien des compétences. Sans cela, le risque est d’utiliser l’échelle comme une grille technique plutôt que comme un véritable support clinique. La certification et la pratique régulière sont indispensables pour garantir la qualité du dépistage et la pertinence des orientations proposées aux familles.
  • Un enjeu éthique et social.
    Pour être utile, le dépistage doit rester soutenant et non stigmatisant. Présentée comme un outil de compréhension et non de jugement, l’ADBB aide à renforcer la confiance des parents et la co-construction des pistes d’accompagnement, en inscrivant l’évaluation dans une démarche de collaboration.
  • Perspectives pour la recherche et la santé publique.
    Même robustes et largement validées, l’ADBB et la M-ADBB appellent à des recherches continues : validité dans différents contextes culturels, études longitudinales sur l’impact à long terme du retrait social précoce, et évaluation des interventions ciblées. Comprendre comment le retrait évolue et réagit au soutien constitue un enjeu central pour la prévention.

En définitive, l’ADBB et la M-ADBB ne sont pas des outils techniques parmi d’autres : ce sont des outils réflexifs cliniques qui transforment la manière de regarder le bébé, de comprendre sa détresse silencieuse et d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Elles offrent aux professionnels un moyen concret de défendre une prévention véritablement active, fondée sur la présence, l’observation fine et la responsabilité partagée envers les premiers liens de la vie.

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Références :

  1. Article fondateur – validation ADBB
    Guedeney, A., & Fermanian, J. (2001). A validity and reliability study of assessment and screening for sustained withdrawal reaction in infancy: The Alarm Distress Baby Scale. Infant Mental Health Journal, 22(5), 559–575. https://doi.org/10.1002/imhj.1018 Wiley Online Library+1
  2. Histoire du concept & revue des études ADBB
    Guedeney, A., Matthey, S., & Puura, K. (2013). Social withdrawal behavior in infancy: A history of the concept and a review of published studies using the Alarm Distress Baby Scale. Infant Mental Health Journal, 34(6), 516–531. https://doi.org/10.1002/imhj.21412 ADBB Scale+1
  3. Description de la M-ADBB (version modifiée)
    Matthey, S., Črnčec, R., Hales, A., & Guedeney, A. (2013). A description of the modified Alarm Distress Baby Scale (m-ADBB): An instrument to assess for infant social withdrawal. Infant Mental Health Journal, 34(6), 602–609. https://doi.org/10.1002/imhj.21407 Wiley Online Library+2ResearchGate+2
  4. Lien retrait du bébé – humeur maternelle
    Matthey, S., Guedeney, A., Starakis, N., & Barnett, B. (2005). Assessing the social behavior of infants: Use of the Alarm Distress Baby Scale and relationship to mothers’ mood. Infant Mental Health Journal, 26(5), 442–458. https://doi.org/10.1002/imhj.20061 OUCI+1
  5. Retrait social du nourrisson & santé mentale parentale
    Mäntymaa, M., Puura, K., Luoma, I., Kaukonen, P., Salmelin, R. K., & Tamminen, T. (2008). Infants’ social withdrawal and parents’ mental health. Infant Behavior and Development, 31(4), 606–613. https://doi.org/10.1016/j.infbeh.2008.07.005 PubMed+1
  6. ADBB en soins primaires (observation directe)
    Puura, K., Mäntymaa, M., Luoma, I., Kaukonen, P., Guedeney, A., Salmelin, R., & Tamminen, T. (2010). Infants’ social withdrawal symptoms assessed with a direct infant observation method in primary health care. Infant Behavior and Development, 33(4), 579–588. https://doi.org/10.1016/j.infbeh.2010.07.009 OUCI+1
  7. Prématurité, retrait social et dépression maternelle (longitudinal)
    Braarud, H. C., Slinning, K., Moe, V., Smith, L., Vannebo, U. T., Guedeney, A., & Heimann, M. (2013). Relation between social withdrawal symptoms in full-term and premature infants and depressive symptoms in mothers: A longitudinal study. Infant Mental Health Journal, 34(6), 532–541. https://doi.org/10.1002/imhj.21414 Wiley Online Library+1
  8. Facteurs de risque périnataux & retrait social (EDEN)
    Guedeney, A., Marchand-Martin, L., Côté, S. J., Larroque, B., & EDEN Mother–Child Cohort Study Group. (2012). Perinatal risk factors and social withdrawal behaviour. European Child & Adolescent Psychiatry, 21(4), 185–191. https://doi.org/10.1007/s00787-012-0250-4 PubMed+2scanr.enseignementsup-recherche.gouv.fr+2
  9. Retrait à 1 an & QI à 5–6 ans (EDEN)
    Guedeney, A., Doukhan, S., Forhan, A., Heude, B., Peyre, H., & EDEN Mother–Child Cohort Study Group. (2017). To which extent social withdrawal at the age of 1 year is associated with IQ at 5–6 years old? Results of the EDEN mother–child cohort. European Child & Adolescent Psychiatry, 26(11), 1343–1350. https://doi.org/10.1007/s00787-017-0988-9 OUCI+1
  10. Retrait à 1 an & retards de langage (EDEN)
    Guedeney, A., Forhan, A., Larroque, B., de Agostini, M., Pingault, J.-B., Heude, B., & EDEN Mother–Child Cohort Study Group. (2016). Social withdrawal behaviour at one year of age is associated with delays in reaching language milestones in the EDEN mother–child cohort study. PLOS ONE, 11(6), e0158426. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0158426 OUCI+1
  11. Dépistage à 6 mois en pédiatrie – population latino à haut risque
    Burtchen, N., Alvarez-Segura, M., Silverman, M. E., Martins, S. R., O’Banion, S., & Messinger, D. S. (2013). Screening for sustained social withdrawal behaviors in six-month-old infants during pediatric primary care visits: Results from an at-risk Latino immigrant sample with high rates of maternal major depressive disorder. Infant Mental Health Journal, 34(6), 542–553. https://doi.org/10.1002/imhj.21418 Wiley Online Library+1
  12. ADBB & M-ADBB au Népal – faisabilité et prévalence du retrait
    Ulak, M., Ranjitkar, S., Shrestha, M., Braarud, H. C., Chandyo, R. K., Shrestha, L., Guedeney, A., Strand, T. A., & Kvestad, I. (2020). The feasibility of the full and modified versions of the Alarm Distress Baby Scale (ADBB) and the prevalence of social withdrawal in infants in Nepal. Frontiers in Psychology, 11, 2025. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2020.02025 Frontiers+1
  13. Évaluation psychométrique par IRT (screening en soins primaires)
    Egmose, I., Smith-Nielsen, J., Lange, T., Stougaard, M., Stuart, A. C., Guedeney, A., & Væver, M. S. (2021). How to screen for social withdrawal in primary care: An evaluation of the Alarm Distress Baby Scale using item response theory. International Journal of Nursing Studies Advances, 3, 100038. https://doi.org/10.1016/j.ijnsa.2021.100038 ScienceDirect+2CFEC+2
  14. Implémentation universelle ADBB – faisabilité & adhésion des pros
    Smith-Nielsen, J., Lønfeldt, N., Guedeney, A., & Væver, M. S. (2018). Implementation of the Alarm Distress Baby Scale as a universal screening instrument in primary care: Feasibility, acceptability, and predictors of professionals’ adherence to guidelines. International Journal of Nursing Studies, 79, 104–113. https://doi.org/10.1016/j.ijnurstu.2017.11.005 OUCI+1
  15. ADBB en health visiting (Angleterre) – protocole
    Baldwin, S., Insan, N., Beauchamp, H., Gilroy, V., Morton, A., & Barlow, J. (2023). Feasibility and acceptability of using the Alarm Distress BaBy (ADBB) scale within universal health visiting practice in England: A mixed-methods study protocol. BMJ Open, 13(11), e078579. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2023-078579 OUCI+1
  16. ADBB/m-ADBB en pratique réelle (résultats, NPT)
    Baldwin, S., Fanner, M., Beauchamp, H., Gilroy, V., Morton, A., May, C., & Barlow, J. (2025). Feasibility and acceptability of the Alarm Distress Baby Scale (ADBB) in universal health visiting practice in England: A mixed-methods study using Normalisation Process Theory. BMJ Paediatrics Open, 9(1), e002997. https://doi.org/10.1136/bmjpo-2024-002997 OUCI
  17. Retrait prolongé comme stratégie adaptative / défensive
    Viaux-Savelon, S., Moro, M. R., & Guedeney, A. (2022). Infant social withdrawal behavior: A key for adaptation and survival. Frontiers in Psychology, 13, 809309. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2022.809309 Frontiers+1
  18. Retrait soutenu en clinique vs non-référés
    Dollberg, D., Feldman, R., Keren, M., & Guedeney, A. (2006). Sustained withdrawal behavior in clinic-referred and nonreferred infants. Infant Mental Health Journal, 27(3), 292–309. https://doi.org/10.1002/imhj.20093Frontiers+1
  19. Propriétés psychométriques ADBB au Brésil
    Lopes, S. C. F., Ricas, J., & Mancini, M. C. (2008). Evaluation of the psychometric properties of the Alarm Distress Baby Scale among 122 Brazilian children. Infant Mental Health Journal, 29(2), 153–173. https://doi.org/10.1002/imhj.20169 Frontiers

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